Le choc est brutal pour les habitués de la zone de Bessines. En l'espace d'un week-end, ce qui était un lieu de pèlerinage pour les gamers locaux est devenu une vitrine vide. Le rideau est tombé, les lumières se sont éteintes, et seul un message laconique confirme désormais ce que beaucoup redoutaient : le magasin Gamescash de Niort ne rouvrira plus. Sur Facebook et Instagram, les témoignages de tristesse affluent pour saluer une équipe jugée passionnée, marquant la fin d'une aventure commencée il y a près de dix ans.
| Donnée Clé | Information |
|---|---|
| Enseigne concernée | Gamescash (Niort, zone de Bessines) |
| Date de fermeture définitive | 14 février 2026 |
| Date d'ouverture initiale | Mai 2016 |
| Propriétaire de Micromania | GameStop |
| PDG de GameStop | Ryan Cohen |
| Part du marché physique en France | 21 % |
Un départ soudain et chargé d'émotion à Niort
L'annonce a pris tout le monde de court le samedi 14 février 2026. Ouvert depuis mai 2016, le point de vente Gamescash était devenu un pilier du paysage commercial niortais. Interrogée par le Courrier de l'Ouest, la gérante a évoqué des raisons personnelles pour justifier cette décision radicale, sans toutefois entrer dans les détails. Pour les clients, c'est la perte d'un espace de conseil et d'échange irremplaçable. On ne venait pas seulement ici pour acheter un disque, mais pour débattre des dernières sorties ou faire estimer ses anciens titres. Ce lien humain, si précieux, s'efface devant la montée en puissance inexorable du tout-numérique.
L'ombre de GameStop et la crise de Micromania
Si la fermeture niortaise semble isolée, elle fait écho à un séisme bien plus vaste qui secoue l'industrie. Le géant américain GameStop, qui possède l'enseigne Micromania en France, traverse une zone de turbulences sans précédent. Ces dernières semaines, le groupe a acté la fermeture de 400 magasins supplémentaires à travers le monde. Les méthodes employées outre-Atlantique, qualifiées d'expéditives, ont marqué les esprits : des licenciements annoncés par de simples feuilles A4 collées sur les vitrines. Pendant ce temps, les enjeux financiers atteignent des sommets vertigineux. Le PDG Ryan Cohen pourrait percevoir jusqu'à 35 milliards de dollars en stock-options si la valorisation de l'entreprise, actuellement de 9,5 milliards, atteignait le cap des 100 milliards de dollars.
Un modèle économique spécialisé sous haute pression
Le marché français du jeu vidéo physique résiste encore, représentant 21 % des ventes totales, un score identique à celui du Royaume-Uni. Pourtant, la pression est étouffante. Les enseignes spécialisées doivent lutter sur deux fronts : d'un côté, les plateformes de téléchargement dématérialisées, et de l'autre, des mastodontes de la distribution comme Amazon, la Fnac ou Boulanger. L'exemple européen n'incite guère à l'optimisme. En Allemagne, faute de repreneur, toutes les boutiques ont fermé leurs portes fin janvier 2025. En Italie, le réseau a dû être transformé sous l'enseigne Gamelife pour survivre. En France, l'inquiétude est palpable pour les 1 200 salariés de Micromania qui voient le paysage du retail se transformer radicalement, transformant chaque fermeture de boutique en un signal d'alarme supplémentaire pour le secteur.
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